Nous suivre en direct…

Suivez le bateau en direct sur la carte (mise à jour chaque 3 heures)

 

Le voyage au jour le jour

Mercredi 22 janvier

La reprise de la vie sur terre ne se fait pas sans tangage pour certains. Un accueil très très chaleureux, ils sont aux petits soins.

On en parle au info  https://youtu.be/KZxb28AeQks

Lundi 20 janvier –

Rencontres journalistes, plage, repos pour les hommes et pour le bateau

https://larochesuryon.maville.com/sport/detail_-nantes.-les-quatre-papys-rameurs-decrochent-un-record-mondial_fil-3973538_actu.Htm

 

Dimanche 19 janvier – Comité d’accueil au port du Robert!!

Beaucoup d’émotions

Un grand merci à tous ceux qui ont organisé et participé à cet accueil qui restera dans les mémoires de nos 4 rameurs époustouflants!

Samedi 18 janvier – J39

Jusque là tout va bien…il reste 130 km au pointage de 1h, petite houle, tranquille pendant que le comité d’accueil s’affaire!

Jeudi 16 janvier – J 37

Arrivée prévue dimanche aux alentours de 10h au Robert si la mer ne leur joue pas de tour.

Mardi 14 janvier – J 35 – Filou

Vous vous demandez peut-être ce que nous avons chaque jour dans nos assiettes !?
Alors, d’abord, nous n’avons pas d’assiette !

Ou plutôt si, il y a UNE ASSIETTE, c’est celle du bateau à laquelle POne tient par-dessus tout : c’est le terme technique qui désigne la position du bateau sur ses axes transversal – le tangage – et longitudinal – le roulis. Cette assiette-là est très sensible à la position des rameurs (70 ou 80 kg à bâbord ou à tribord je vous jure qu’on voit la différence) et à la position de la réserve d’eau de la nourriture et même des … poubelles ! Et c’est vrai que si le bateau gîte on a plus de peine à ramer donc on se fatigue et on peut se blesser, le pilote automatique a aussi plus de peine à garder son cap, le bateau se freine parce qu’il y a plus de surface de coque dans l’eau, et c’est aussi plus difficile de se déplacer sur un bateau qui penche que sur un bateau plat !

Donc, pour revenir à notre assiette virtuelle, je peux vous dire qu’on n’a pas non plus de cuillère – elles ont plus ou moins toutes disparues, et les couteaux qu’on a encore (tout est en plastique) on ne les utilise pas parce que tout est déjà en petits morceaux !
Le seul couteau que j’utilise c’est mon couteau … suisse pour couper le parmesan et le saucisson ! !
Alors qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui ?
Sur la photo jointe vous voyez tout ! C’est une portion complète pour une personne et par jour : midi et soir plus le « dessert ». Le petit déjeuner est à part.
Vous voyez donc de gauche à droite :
Une soupe en sachet à préparer avec eau chaude ( exception c’est un sachet pour 2 personnes). Souvent, on se la fait le soir même à la nuit tombée …

Si j’ai très faim j’y ajoute du pemmican, du fromage et ou un morceau de pain 3 céréales de longue conservation.
Nous avons aussi presque toujours des petits desserts et biscuits.
Donc en général, je suis très satisfait de la nourriture qui nous a été préparée individuellement par notre nutritionniste Nutri&Co en fonction de notre morphologie et de nos goûts. » »

Lundi 13 janvier – J 34 – Paroles glanées par Jack le Goéland

Couac couac. Les rouges m’ont gratifié d’une superbe « nuit des déferlantes » à laquelle ils ont joyeusement participé. Couac. La nuit suivante le ciel couvert laisse présumer quelques pluies. Harnachés jusqu’aux oreilles, pantalons cirés et capuches, les voilà prêts à affronter l’averse. Cinq minutes avant le changement, un premier abat d’eau leur indique ce que le ciel aime faire pour taquiner. Afin de ne pas rentrer mouillés en cabines le duo en place préfère continuer le temps de sécher. Et au moment du changement, une averse encore plus forte prend les 4 et les rend prêts à tordre avant de les laisser sécher sur un fil. Couac. Amusants les petits hommes, ils restent sous la pluie même si la douche se reproduit. Ils aiment l’eau c’est sûr.
Peut-être cherchent-ils à devenir poissons ? Couac. Ça me ferait de beaux morceaux à manger.

Enfin, ils sont bien lessivés…mais ils avancent! A midi, encore 400mn à ramer et ils commencent à prendre des rendez vous! J’ai entendu dire que peut être dimanche prochain….

dimanche 12 janvier – J 33 – Paroles glanées par Jack le Goéland

Le vent souffle si fort! Je ne peux vous amener que des bribes de conversation, Jack

«  » toujours vent fort » »…. »on ne rame plus » »… » »dans les 400 milles » »….. »dire qu’il y en a un qui a fait cela dans un tonneau en 122 jours » »…. »le compteur baisse » »…. » »le vent nous pousse » »…nous avons fait 85 milles ces dernières 24h »…. » »jusqu’à mercredi » »… »les vagues, elles arrivent de partout » »… » »mal au dos..massage » »… » »Talisker » »… » »salutations aux Boboyaka Gironde«  »

Vous avez compris…ils dégustent…mais avancent!!

et voila, en hommage à Jean Jacques Savin qui a traversé l’atlantique en tonneau: extraordinaire!

 

Vendredi 10 janvier – J 31 – P.One

Bonjour à toutes et à tous,
Tout va bien à bord et nous avançons plutôt pas mal : 81 nautiques depuis hier midi jusqu’à ce vendredi midi. C’est pas mal, c’est la troisième journée à ce rythme. Par contre les conditions de rame sont évidemment difficiles. La mer est grosse et les creux importants, ce qui ne facilite pas la tâche des rameurs qui, quoi qu’il en soit, tirent toujours sur leurs avirons sans rechigner. Un coup dans l’eau un coup dans l’air parfois deux coups dans l’air ou deux coups dans l’eau c’est la dure loi du genre mais, mine de rien, même les petits coups de rame donnent des impulsions et font progresser notablement le bateau. Ils permettent aussi de le lancer sur la vague et donc parfois de faire des jolis surfs.
Comme tous les compteurs extérieurs sont HS, on ne voit pas la vitesse instantanée dans les surfs mais plusieurs dépassent largement les 10 nœuds. C’est assez impressionnant, le bateau se met dans la pente de la vague puis accélère avec la déferlante et le surf commence à ce moment-là, la vague d’étrave submerge toute la longueur du bateau et nous trempe à tous les coups. En contrepartie ça avance sérieusement et les sensations de glisse sont intenses.
Déconvenue hier soir en changeant la bouteille de gaz du réchaud. Il s’agit de la … dernière ! Nous n’avons pas été trop regardant sur le sujet et c’est en sortant cette dernière bouteille que l’on s’est rendu compte qu’il n’y en avait plus. En gros une bouteille dure trois à quatre jours. Nous allons donc nous rationner. Mais il est fort probable que toute la fin du parcours se fasse en mangeant du lyophilisée froid ! Et ça c’est une vraie punition ! Bref nous ferons contre mauvaise fortune bon cœur en nous disant qu’à terre des vrais repas bien costauds nous attendent !
Bref pour le moment les petits thés et autres soupes vont se faire tièdes. Mmmm !
A cette heure il reste 630 milles. La météo à venir est plutôt favorable, par contre avec des forts «  »

Jeudi 9 janvier- J 30 – Extrait du journal de Jack le Goéland qui accompagne de son vol l’équipage du Jasmine

Je reviens de Casamance visiter ma cousine Hortense,  de cette famille de grands pélicans blancs aussi gracieux en vol que patauds au sol. Tout ça parce que leurs chaussures sont trop petites et leur font mal. Couac. Et qu’aperçois-je sous la lune presque pleine d’hier soir, la coquille blanche et bien luisante. Les petits rouges l’auraient-ils nettoyée ?
Et soudain une énorme vague leur arrive plein travers et déferle sur leur vaisseau d’opérette. Couac couac couac ! Quelle douche. En bas, ils ne bronchent pas et repartent avec leurs petits bouts de bois pour essayer de faire avancer la semi olive blanche. Et vlan une autre déferlante les salue jusqu’aux pieds. Ils doivent en avoir marre car leurs 2 autres congénères les remplacent. Couac. Même pas 3 mn après, la frangine de la vague d’avant vient les visiter par l’arrière dans un style explosion à Fukushima. Très belle présentation du savoir-faire de la mer en colère. Le grand dadais qu’ils appellent Yaka, comme mon oncle Laissé Dire, éclate de joie et rit comme un fou avec hoquet intégré répétitif. Il aime se mouiller. L’autre grand à l’avant qui tire des ficelles pour diriger le suppositoire n’en revient pas et rigole également. Et tout au long des changements jusqu’au petit jour et le lever du soleil, ils vont se prendre vague hurlante sur vague traîtresse, douche sur douche, et repartir de plus belle. Plus de 50 ou 70 se sont abattues sur leur bateau propre. Leurs petits poulaillers sont, à les entendre, des repaires à vêtements mouillés. Pourquoi qu’ils prennent pas des plumes c’est résistant à l’eau, ça sèche vite et c’est toujours soyeux ? Phénomène de mode dans ce monde-là Monsieur. Couac.
Ils sont quand même du type résistant car ils reviennent toujours. Ils n’ont pas été assez rapides pour ouvrir la piste aux étoiles  mais ils viennent de créer « La nuit des déferlantes ». En couleurs lunaires !

Bravo quand même les petits rouges brillants sous la lune. Couac couac couac !

Jeudi 9 janvier – POne – J 30

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui 30e jour! En mer le vent est bien monté et les conditions sont devenues difficiles. La vie à bord est plus ardue comme se déplacer aller sur le seau ou manger.
Nous avons fait de midi à midi, 80 nautique, et il en reste 735,  le compteur tourne, et dans le bon sens !.
Les conditions vont rester comme cela aujourd’hui, se calmer vendredi et samedi et dimanche se renforcer. C’est assez sport et il nous faut être particulièrement vigilants pour ne pas aller à la faute.
Nous avons donc mis la pédale douce pour ne pas prendre de risques inutiles et continuer à avancer notre bonhomme de chemin.
Les  organismes sont soumis à rude épreuve et la fatigue commence à se lire sur les visages. Il faut dire que çà semble normal dans les conditions où nous sommes : tambour de machine à laver, avec option essorage, jacuzzi, et lavage intense programme plus.
Le seul problème c’est que quelqu’un tripote le bouton de commande sans nous en avertir et nous passons du mode essorage c’est-à-dire à commencer à sécher en mode jacuzzi c’est-à-dire grosses vagues dans la figure, le tout en mode shaker maximum. Si jamais je l’attrape celui-là !
Bonne journée.Ouest france 2 janvier

Mercredi 8 janvier – Yaka et Bernard – J 29

« La nuit du 7 au 8: on a cessé de ramer cette nuit. Impossible. Mais le vent fort nous aide.

«  »Je rêve d’une douche… » »

Souhaits réalisés la journée du 8:

«  » On s’attache… vent fort, vagues déferlantes, ondées…. » »

«  »Chaleur vent arrière et belles vagues mais encore dans tous les sens. Jasmine adopte une danse chaloupée avec glissade à chaque vague. La bataille continue, le moral est entier et les 80 Nm réalisés ce jour sont encourageants. Plus que 815 Nm avant le Robert.
Nous savons que nous filons dans ce dernier tiers d’une épopée débutée il y a un an. Sans impondérables majeurs la Martinique se dessine dans une douzaine de jours. Ça fouette le sang et on repart de plus belle » »

Le vent devrait commencer à s’adoucir dans l’après midi…petit à petit

Mardi 7 janvier – P.One – J 28

Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes donc le mardi 7 janvier et cela fait exactement quatre semaines que nous sommes en mer. Tout continue à se passer plutôt bien et nous avons encore fait une journée correcte hier de midi à midi, 73 milles.
À midi il ne reste déjà plus que 896 nautique. Maintenant passer sous chaque centaine est une petite réjouissance !
Samedi dernier nous avons vécu un sacré moment d’équipe, d’engagement et d’effort collectif si vous vous en souvenez, nous étions dans une molle avec risque de vent contraire. C’est exactement ce qui s’est passé aux alentours de 14 heures. Le vent d’ouest s’est levé tentant de nous repousser vers l’arrière. Nous avons empoigné les avirons comme jamais et nous nous sommes mis à d’une façon héroïque (ou presque, faut pas exagérer quand même ;-))!. Au bout de deux heures de ce régime nous étions exténués et le bateau n’avançait plus qu’à 0,5 nœuds vitesses insuffisante pour que le pilote automatique fonctionne et manœuvre le bateau. Qu’à cela ne tienne! Nous l’avons donc débranché et je suis descendu barrer de l’intérieur en passant mon bras dans le petit endroit où il se trouve et en tenant la mini barre à la main, Bernard et Yaka ont repris le flambeau sur le pont et ont ramé à leur tour de toutes leurs forces pendant les deux heures suivantes. Pour les encourager je leur criais régulièrement la tête dans le compartiment pilote : on ne lâche rien !!! et ils n’ont rien lâché ! Au bout des 2 heures de leur quart le vent a commencé à retomber un peu, nous avons rebranché le pilote et repris les avirons avec Filou et continué à batailler fermement contre les vagues le vent qui tentaient désespérément de nous renvoyer à notre point de départ.
Au bout d’un régime de ce type là pendant sept heures le vent est tombé et nous avons enfin pu remettre en marche normalement. Cet épisode était exténuant mais très révélateur de l’état d’esprit qui règne à bord. On aurait dit une bande d’ado bravache dont aucun ne voulait être le premier à craquer devant les autres ! C’était d’un moment exaltant d’harmonie de complicité et d’entraide. Chacun a tenu sa place. À cet instant et après avoir malgré ces conditions  réussi à progresser de six milles je me suis dit que cette équipe là (plus question de senior ou pas), cette équipe là c’était vraiment du lourd Et que rien que pour ça ça valait vraiment le déplacement !
Nous entrons maintenant dans une phase un peu plus ventée qui va demander pas mal de concentration à un moment où l’arrivée approche et où la fatigue est la et l’attention de rester soutenue ., Les messages que nous enverrons seront certainement plus courts.
Merci de votre soutien.
POne par 18°16’ N et 46°07´ W

Lundi 6 janvier – J 27

Pas facile ces deux dernières journées!!

«  »Au jour 26, le 5 janvier, le plaisir aviron se mute en labeur. Vent travers entre 5 et 15 nœuds rarement, mais mer creusée venant du sud-est. Un exemplaire directement importé de la mer de la tranquillité lunaire. Du grand n’importe quoi. Pour avancer il faut se battre sur chaque coup de rame. Seulement 44 Nm pour une débauche d’énergie. On ne lâche rien !
Au départ du jour 27, le 6 janvier, il reste la symbolique barre des 1000 derniers Nautiques à franchir. On en est à 1038. Ça devrait le faire. La mer n’a pas changé, le vent non plus. Les rameurs sont les mêmes. Alors on repart au turbin.
Vers 17 h, au moment de la relève, Bernard est à la nage et Yaka le pousse à faire toujours mieux. Soudainement un grain d’une force inouïe s’abat sur la zone. Courageusement Yaka se précipite sur les vêtements en train de sécher sur les filières. Il tente d’en sauver quelques-uns de la pluie battante et des gouttes de la valeur d’un dé à coudre. Bernard, en slip et T shirt tente de garder la tête hors de l’eau. A l’intérieur les secours s’organisent. P One s’habille en Terre-Neuvas, ciré de pied en cap, 3 épaisseurs de polos, le chapeau de mer forte. A peine 20 mn pour réaliser le changement et le voilà qui s’apprête à sortir pour aller à la rescousse d’un Nanar plus que trempé. Il a même mis la bouée canard autour de la taille. Et là, la pluie diluvienne cesse. Bernard ressemble à un de ces champignons que l’on a mis à réhydrater. Il a gonflé, et en se levant un ruisseau en crue trouve cours de sa tête aux pieds.
Il sourit en voyant P One attifé façon sauveteur.
Le vent tourne au sud-est et se gonfle les joues. Il nous pousse. Le temps de changer leurs prises d’eau et les rouges sont repartis avec entrain d’autant que la mer balance ses vagues dans le derrière de Jasmine. Les vitesses augmentent les distances parcourues aussi. C’est sportif mais ça rapporte. La dernière barrière à 4 chiffres tombera cette nuit c’est sûr. Ce sera entre minuit et 1 h du matin, heure de changement de quart. P One et Filou entrés en lice à 23 h sont sûrs d’être les heureux élus. A minuit 59 mn le chiffre 1000 reste toujours affiché sur le GPS. A 01 h 00 les équipes doivent changer, le raidillon avant le sommet du Tourmalet n’a pas été franchi.
L’équipe en place ne parvient pas à monter cette dernière difficulté et est déjà hors délai. Grand seigneur Yaka leur donne conseil, Bernard les encourage par la poussette. A 01 h 01 mn et 43s le chiffre 999 apparaît enfin. Ils sont dans la descente à partir de cet instant.
Sacré équipage de 4 qui s’est dépassé encore et ensemble. La suite de la nuit est encore émaillée d’épisodes de creux et vagues, de grains à qui personne n’échappe et de passage à tabac dans un shaker. Les dos et les bras sont meurtris d’avoir été tant sollicités. Les vêtements vont chercher un coin au sec qu’ils ne trouveront pas. Ils reviendront pourtant à la prochaine session.
La réalité dans cette apocalypse se donne le chiffre de 72 Nm pour le jour 27. De la belle ouvrage dans ces conditions. Il reste 967 Nm jusqu’au Robert en Martinique.
Martinique attention nous te veillons ! » »

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Le tracking qui permet de suivre leur avancée a fait une petite pause d’une dizaine d’heures mais Maurice, le routeur du défi a aidé à le réveiller. Il s’est remis au boulot.
France info outre mer a pu leur parler et vous pourrez entendre quelques voix connus dans l’interview qui est en fin d’article.
Ils vont bien mais, vagues et de vent dans tous les sens, sont concentrés dans leur labeur.

https://la1ere.francetvinfo.fr/papys-rameurs-traversent-atl…

Samedi 4 janvier – P.One – J 25

Bonjour à toutes et à tous
Un petit mot du large un peu moins large puisque l’on commence à se rapprocher tout doucement du but. En tous les cas un petit mot sous les orages, ici tout est gris et il a plu abondamment en fin de nuit. Bernard et Yaka ont terminé leur quart à l’état liquide !! Or nous sommes toujours très mécontents, Darty n’a pas livré le sèche-linge !
Nous sommes donc dans un flux perturbé avec des vents erratiques qui viennent d’un peu partout, cependant nous avons réussi à faire une journée de midi à midi à 54 milles ce qui est une belle performance compte tenu des circonstances.
La nuit ou en tout cas la fin de nuit a été très noire, en effet la Lune a disparu vers 1h du matin et le ciel s’est plombé petit à petit, cachant toutes les étoiles. À ce moment-là le noir des nuages rejoint le noir de la mer.
Nous sommes comme dans une bulle sans horizon et notre seul repère est l’arrière du bateau ou le camarade qui rame devant soi. Autour de nous le bruit des vagues le bruit du vent et rien d’autre comme accroche  pour le regard.
C’est assez magique.
En ce moment le tonnerre gronde juste devant nous, l’horizon est strié d’éclairs, mais ils semblent assez loin et pas trop menaçants pour notre petite embarcation.
Cela devrait durer jusqu’à demain matin puis un flux de vent est sud-est devrait  s’installer et re commencer à nouveau à nous aider. Pour les jours d’après le vent se renforcera par l’est et même parfois assez sérieusement ce qui sera sport, mais véloce !Bon week-end à toutes et tous. Discussion sur le choix du repas

Samedi 4 janvier – Filou – J 25

Boire ou conduire ? Plus besoin de choisir sur notre Jasmine! Mais quel rapport avec notre défi ??

Notre Jasmine est équipée d’un dessalinisateur (DS)  performant (un joli Schenker 30 que vous trouverez en photo) qui fournit environ 20 l d’eau déminéralisée par heure (pas de champagne, hélas) Il consomme quelques 4A/h, donc une intensité importante qui sollicite beaucoup les batteries.

D’autre part, Jasmine bénéficie aussi des services de « Georges », notre 5eme homme et pilote automatique (PA)  bien aimé qui bénéficie de toute notre attention. Il consomme, lui, un peu moins de 1A/h.

Lors de la préparation de notre bateau, nous pensions qu’il ne serait pas possible d’utiliser à la fois le dessalinisateur  et le pilote automatique, tous 2 étant de grands consommateurs électriques. Donc il fallait déterminer un planning d’utilisation alternée. « Boire ou conduire ! »

Pour finir, environ un mois avant de partir, nous avons décidé de remplacer les batteries au plomb par des batteries au lithium moins lourdes et plus performantes.

Et c’est pour cette raison que nous n’avons plus besoin de choisir : on peut enclencher le dessalinisateur  alors que Georges est déjà en fonction! Quel luxe !

Pour en revenir à Georges, notre pilote automatique, on le couve des yeux parce que, vous le savez, notre premier PA (Roger) n’a pas tenu 24h avant de partir littéralement en fumée pour cause de surmenage dans les vagues du départ. (à sa décharge, il avait déjà fait une traversée  complète de l’océan en 2018 avec POne !

Georges est cajolé par chacun de nous et sa température est prise régulièrement, en le touchant de la main, pour éviter qu’il ne surchauffe. Et si c’est le cas, on le débranche pendant  une demi-heure pour lui laisser le temps de refroidir. Il faut alors barrer  la main ….. une attention de tous les instants : à peine quitte-t-on le compas des yeux que Jasmine en profite pour se mettre en travers et c’est vraiment galère pour reprendre le bon cap.

Vendredi 3 janvier – Bernard – J 24

Les revoili les revoilà. Mais quoi donc ? Les jours sans vent.
Une nuit débutée avec un vent arrière du Nord-est de 15 nœuds, virant au sud-ouest en milieu de nuit puis s’affaissant totalement sur le matin. En plus Georges notre pilote automatique a montré des  signes de faiblesse. Il a fallu le soutenir fermement
 Obligés de s’employer à forcer pour ne pas perdre du terrain mer.
2 jours nous sont prédits par la météo avec du sans vent. Espérons que nous ne serons pas obligés de reproduire la seule journée similaire qui nous avait retardé de 24 h.
Nous avons toujours un moral stable et ramons ramons ramons. Nous avons terminé ce jour avec 61 Nm au compteur. Tomorrow is another day.
On a fait un petit peu de réparations sur un siège à coulisse dont une roulette avait eu son roulement a billes détérioré.
Ce sera une journée lessive (on a oublié d’emporter la laine pour faire atelier chaussettes).
Aux alentours du bateau nouvelle animation avec des poissons volants chassés par une daurade.
Et nous on chasse le Nautique mille.

Jeudi 2 janvier – P.One – J 23

23 ème jour de mer Mais ça avance certainement lentement mais aussi certainement sûrement ! Depuis deux jours nous bénéficions d’un vent d’Est d’une dizaine de nœuds qui nous permet d’avancer sans s’arracher les bras sur les avirons. Ça fait du bien et ça soulage nos articulations, nos dos et plus globalement nos corps un peu fatigués. 
De midi à midi nous avons fait 65 milles ce qui est correct au vu des conditions cela veut dire que comme d’habitude nous ramenons nuit et jour avec notre immuable roulement de deux heures de rame et deux heures de repos.
Le jour, on se parle parfois beaucoup, on échange, on se questionne sur nos vies, nos passions, nos envies bref on se parle. Parfois c’est le silence total si les conditions demandent d’être concentrés, ou on n’a tout simplement pas envie de parler.
La nuit c’est une autre histoire le pont est totalement silencieux, les esprits vagabondent rejoignent les étoiles qui apparaissent entre les nuages et s’agrippent aux étoiles filantes qui strient le ciel en lui donnant un aspect magique
Ce sont aussi les heures les plus durs. La première heure du quart l’énergie est encore là la concentration suffisante et l’esprit voué à l’avancement du bateau.  Lla deuxième heure est difficile, les rames commencent à s’entrechoquer mais toujours dans le silence. Les hommes sont à la peine. Il y’a juste le grondement de la mer qui nous entoure mais que l’on  ne voit pas mais que l’on devine.
Enfin, la lumière rouge des lampes frontales s’agitent derrière les capots,  le quart montant est réveillé il va arriver. Avec la relève,  les échanges sont brefs et pratiques : alors ça va ? Oui le vent un peu forcé mais ça va, OK à tout à l’heure, A tout à l’heure. Celui qui descend dans la mini cabine a hâte de s’allonger et de se plonger dans les bras de Morphée pour reprendre des forces ou parfois pour oublier. Celui qui est dehors et va prendre les rames est déjà à son affaire, juste un petit mot pour son binôme : salut c’est reparti pour un tour, l’autre répond oui c’est reparti, et ce sera la seule conversation des  deux heures à venir dans la nuit.
Et et puis c’est le matin,  les premières lueurs de l’aube. Comme un soulagement, comme un apaisement, la nuit s’efface et avec un peu de chance, s’accompagnera déun lever de soleil magnifique qui nettoiera le regard et et apaisera l’esprit des galériens qui auront passé six heures de la nuit à tirer sur des bouts de carbone en plein milieu de l’Atlantique pour faire avancer un improbable canot à la poursuite de leur rêve.
Et puis le quart montant va arriver, le petit déjeuner à préparer et la vie va continuer.
POne Du milieu de l’Atlantique par 18º40’N et 40°46W

Mercredi 1er janvier – Filou – J 22

Aujourd’hui, nous avons parcourus 61 miles, sans grande aide, ni du vent, ni des courants. Hier soir, nous avons réveillonné en mangeant une boîte de foie gras amenée tout exprès par POne. Puis chacun a repris son quart, de repos ou de rame. Et ce matin, un grand soleil ! Nous avons eu la journée la plus ensoleillée de toute notre navigation. Ce fut une journée « dérivé » puisque nous avons ramé presque tout le temps avec la dérive (environ  110 cm de long pour 30 cm de large) plantée dans le puits de dérive. Elle est très utile, atténuant le roulis ce qui améliore nettement notre confort : nous nous dandinons moins sur nos coulisses puisque le bateau gîte moins d’un bord à l’autre.
Une remarque sur les exocets que nous « recevons  » sur le bateau. Ces poissons volants sont un vrai danger pour nous, pauvres rameurs, dans la mesure où ils peuvent nous foncer dessus à  grande vitesse. Et un exocet de quelques centaines de grammes qui nous arrive dessus… (sa vitesse en l’air peut atteindre 60km/h)) ça fait mal !!! Pour l’instant c’est POne qu’ils ont préféré, il en a reçu plusieurs. Filou, lui, est  spécialiste pour récupérer  ces poissons volants et vivants qui se glissent entre les rames de réserves ou derrière les coulisses et qui, plein de mucus, sont difficiles à saisir pour les relancer  l’eau. Aucune envie de s’en faire un sur le grill, il paraît que ce n’est pas un régal !

https://www.youtube.com/watch?v=WIEmsljecaE

Mardi 31 décembre – J 21

Lundi 30 décembre – POne – J 20

« Nous ne sommes pas très loquaces depuis quelques temps, les hommes sont à la peine !
Il pleut depuis 3 jours dont sans discontinuer ces deux derniers. Après une très mauvaise journée suite à notre arrêt avec l’ancre flottante, nous venons de faire 78 nautiques de midi à midi. C’est bien, surtout avec une mer chaotique comme celle que nous avons en ce moment. Nous sommes à 60 milles du milieu de l’Atlantique si tout se passe bien nous nous devrons le passer avant midi mardi. Nous verrons, les pronostics sont difficiles dans un tel environnement!
A bord c’est difficile : les hommes pansent leurs plaies et souffrent en silence. L’ambiance est à la concentration et chacun s’attelle à ce qu’il doit faire le plus vite possible pour pouvoir récupérer et se reposer. Nous sommes évidemment trempés et Darty a oublié de nous livrer le sèche-linge, donc les affaires et les cirés mouillés s’entassent dans les mini cabines ce qui crée des petits ruisseaux dans lesquels on peut se baigner et même s’allonger avec délectation pour s’endormir! En termes de confort on a déjà vu mieux
Au bout de 20 jours chacun a trouvé sa place :
Yaka est le second chef opérateur du désanilisateur avec Filou. Par ailleurs il rame sans discontinuer quand il rentre dans ses deux heures de travail, imperturbable !
Bernard est certainement notre meilleur rameur, malheureusement il ne sait pas faire à moitié, donc il s’épuise. L’enjeu est de le pousser à ralentir pour ne pas que la machine se grippe à nouveau.
Filou est l’homme qui sait tout faire (le couteau Suisse !) Devenu indispensable, il gère les poubelles, ce qui dit comme cela semble anodin mais à bord est très important. En effet nous ne jetons rien il faut donc réussir à entasser tous les emballages, les conserves, les sachets de gâteaux, les lingettes, bref tous les déchets du quotidien. Il faut réussir à compacter tout ça et trouver une place en évitant les mauvaises odeurs.
Il est aussi l’intendant, gérant tous les restes de nos repas quotidien, rôle très important les sachets pour chacun étant bien garnis et l’appétit n’étant pas toujours là, il faut gérer tous les lyophilisés et autres en surplus pour les ranger intelligemment et pour pouvoir les ressortir facilement quand le besoin se fait sentir.
Pour ma part POne en tant que skipper il y a un peu de boulot, le premier est d’assurer la sécurité de l’équipage, ça nécessite d’avoir en permanence un œil sur lui vérifier qu’il est bien attaché, que chacun porte son équipement, sa balise, sa lampe frontale etc. Vérifier aussi par exemple que quand on utilise le réchaud on fasse très attention à l’eau bouillante pour éviter de se la mettre sur les pieds ou ailleurs. Faire attention aussi à la santé physique et morale de chacun pour garder une équipe en forme et en cohésion
Il y a bien évidemment la navigation, la réception des cartes météo et les échanges avec notre routeur Maurice Uguen et pour terminer tout ce qui concerne la bonne marche du bateau pour faire en sorte que nous avancions le mieux possible. Et pour terminer la rame comme tout le monde !! Un boulot à plein temps pas bien payé !
Voilà une brève présentation de notre vie à bord qui est donc en ce moment particulièrement difficile compte tenu de la pluie en continu.
Jack, notre Web Master préféré, nous dit que nous recevons plein de messages de soutiens sur Facebook et notre site. Il nous en envoie régulièrement quelques extraits parce que nous ne pouvons pas les lire, la 4G n’étant pas encore installée, mais nous les lirons tous avec grand plaisir à notre retour. Merci à toutes et à tous de nous suivre avec tant d’assiduité et de sympathie, ça nous aide à avancer dans les moments difficiles. Bonne journée »

« Je ne vais pas vous le répéter mille fois: les déchets organiques dans le bac vert, le petit électroménager dans le bac jaune , le verre dans le bac blanc »

 

Samedi 28 décembre – POne – J 18

Une sacrée journée:

Samedi matin «  »Un petit coucou rapide du large, car nous sommes plutôt occupé nous sommes toujours dans la zone sans vent. Actuellement c’est vents contraires et pour progresser c’est très compliqué.
L’un d’entre nous a été sur le flanc hier et cette nuit donc mis au repos. Nous avons donc ramé à trois au lieu de quatre ce qui était épuisant contre le vent. Nous avons même reculé un peu tout à l’heure après avoir décidé de faire une pause d’une heure le temps de prendre un petit déjeuner consistant. Notre malade va mieux (simple fatigue et manque d’alimentation) et il vient de reprendre à l’instant les avirons.
Il faut dire qu’ici c’est loin d’être le Club Med. Aux heures les plus chaudes la chaleur est étouffante et c’est dur de trouver un coin d’ombre en plein Atlantique ! Le contraste est certainement saisissant par rapport à ce que vous vivez en France et en Suisse, pour nos amis des Antilles par contre, c’est comme là-bas !!
Nous allons faire moins de 40 milles sur les dernières 24 h, mais compte tenu des circonstances c’est beaucoup.
Ce régime va durer jusqu’à demain matin ensuite le vent dans le bon sens devrait arriver, ce qui va alléger notre tâche. Nous sommes maintenant à environ 150 milles de la moitié, c’est beaucoup et peu à la fois !
On s’accroche et on ne lâche rien ! » »

Samedi soir : «  » Si vous regardez la carte de notre progression, pas d’inquiétude ici c’est dimanche avant l’heure !
En effet, compte tenu du vent d’ouest dominant, il ne nous était plus possible d’avancer. Par ailleurs après une journée d’hier et une nuit difficile, il était important de faire une pause. Nous sommes donc sous ancre flottante, Ce qui permet de ralentir la dérive du bateau et nous permet également de nous reposer, de faire un peu de ménage, et un peu de lessive. En terme d’avancement ça fera une journée presque blanche, mais cette pause était nécessaire.
Donc pas d’inquiétude en regardant notre trace bizarroïde. » »

Vendredi 27 décembre 2019 – POne – J 17

Bonjour à tous, ici le presque milieu de l’Atlantique, nous sommes toujours dans cette phase de manque de vent et physiquement c’est très éprouvant car pour avancer un tout petit peu il faut beaucoup, beaucoup, beaucoup ramé. Ça tombe bien c’est ce qu’on fait depuis le début ! Cependant ici il faut redoubler d’efforts pour progresser vers l’ouest. Cela va durer deux jours.
On entre maintenant dans ce que j’appelle le dur, les corps sont fatigués ,  les réserves naturelles commencent à s’épuiser et on commence à taper dans les graisses et un peu dans les muscles. Donc le mot d’ordres est malgré tout s’économiser. Bernard un a petit coup de mou suite à de nombreuses chutes dans le bateau il se repose aujourd’hui on le remplace et ce sera chacun son tour car personne n’est exempté de ce genre de passage à vide et  de ses petites mésaventures.
Journée à 60 nm ce qui est un bon résultat compte tenu de l’absence de vent.,
Bonne nouvelle cette nuit nous avons croisé un cargo que nous avons pu voir à l AIS après l’avoir eu à la radio il a bien confirmé qu’il voyez notre bateau sur le système. Ça veut dire que notre AIS fonctionne et c’est essentiel pour se faire repérer, et que notre VHF que nous avions recalée différemment fonctionne également.
À 15h nouveau cargo en provenance de Dakar vers les États-Unis. Petit échange à la radio rapide et techniques. Pas très loquace le capitaine !
Toujours pas  deux c’est assez, c’est le vide océanique!
Bonne soirée à tous.
POne et l’Esuip’Âge

Jeudi  26 décembre 2019 – Filou – J 16

Aujourd’hui, je vous ramène, du milieu de nulle part,une filouterie..

Est-ce que je m’ennuie ?
Vous vous êtes déjà peut être posé la question sachant que les occupations sont rares sur un bateau à rames de 14 m2.
Ma réponse : le temps court est parfois long, le temps long est très court
Je m’explique :
Oui, quand les conditions sont difficiles, que la mer est agitée, qu’il fait nuit, que j’ai faim ou soif ou que j’ai froid parce que je n’ai pas pris mon ciré et que je dois attendre que Yaka, se réveille pour me réfugier dans notre cabine alors qu’il me remplace sur le pont, alors là oui, je m’ennuie et les minutes n’avancent pas ….

Par contre, quand je pense que nous sommes déjà partis depuis plus de 2 semaines j’ai l’impression que c’était réellement hier….

Et,à part ramer, qu’est ce que je fais?
Les « trucs » à faire sont innombrables :
S’occuper de soi, c’est essentiel :
Se préparer à manger et manger – et pendant qu’on y est préparer en même temps pour les autres – faire la vaisselle même si c’est simplement rincer son bol ou nettoyer la casserole du réchaud dans laquelle on a fait cuire la soupe, c’est long, difficile et même parfois un peu risqué !
Pareil pour faire ses besoins : puiser de l’eau de mer dans le sceau WC, le remonter à bord, ôter toutes les couches de vêtements tout en restant attaché à la longe de sécurité et ensuite se rincer, se rhabiller, ranger le sceau et l’écope, tout cela peut bien me prendre 15’….
Les besoins fondamentaux étant réalisés, reste à faire des petites réparations, un bout par-ci, un mousqueton par là ; pour aller chercher dans une des soutes le sac à outils qui se trouve juste sous nos pieds, avec une seul main, l’autre assurant la sécurité en se tenant fermement à la filière, c’est tout une affaire ….
Et je ne parle pas de mettre son portable dans une poche de son propre ciré, ou pire de l’en extraire !
Voila un peu de notre quotidien et en photo, notre charmant coin cuisine. Avec tout le confort moderne bien sûr !!


Bises et merci à tous pour votre soutien

Mercredi 25 décembre – POne- J15

« Ici, le presque milieu de l’Atlantique, je dis presque car il nous reste 300 nautiques environ pour y arriver et que compte-tenu de la météo qui se prépare il va falloir batailler ferme pour respecter nos engagements de ponctualité SNCF.
Le vent est revenu, donc tout va bien à bord bien sûr de façon un peu plus agitée le soleil brille en contrepartie il commence à faire chaud dans les mini cabines, et ramer à l’extérieur s’apparente aussi à une séance de sauna.
La différence avec le sauna c’est que quand on veut sortir on sort, ici quand on veut sortir on reste !
Chacun soigne ses petits bobos, ampoules, tensions musculaires, petite plaie sur les fesses, aux pieds…
Le menu d’hier soir était simple, le Père Noël nous avait a apporté une boîte de foie gras, un peu liquide certes compte-tenu de la chaleur mais bienvenue tout de même. Pour le reste sachant qu’il n’y a pas d’alcool à bord nous avons trinqué à l’Eau de Cologne et à l’eau Sauvage c’est parfumé mais c’est fort ! .
Nous venons de parcourir 62 nautique durant les dernières 24 heures, ça n’est finalement pas mal compte tenu des conditions météo.
La fin de la semaine devra t’être là aussi sportive car nous allons entrer dans une zone de calme importante. Qui dit calme dit double dose d’efforts à la rame.
Les braves font face et je dois dire qu’ils m’étonnent. Franchement dans un environnement comme le nôtre ça n’est pas facile d’y retourner toutes les deux heures.
Pas de bateau, pas de faune, pas un troquet, pas une Mobylette, un modeste mais sympathique paille-en-queue qui passe de temps en temps dire bonjour et puis c’est tout. Nous guettons avec impatience le distributeur de magnum (miam ! Dominique prépare le stock ! Message personnel ) On a dû passer à côté dans le voir.
En attendant nous sommes retournés en mode shaker, ça volte et virevolte !
Profitez bien de votre Noël en famille, ici nous pensons à vous et à chaque fois que vous portez un toast à notre aventure ça nous donne des ailes !
Bises
POne et l’Equip’Âge »

Mardi 24 décembre – J 14

Bonjour à tous,
Un joyeux Noël d’un peu nulle part c’est-à-dire au milieu de l’océan ou presque, nous pensons à vous tous à nos familles, à nos amis à ceux qui nous suivent et tous ces soutiens comptent beaucoup pour nous ça nous donne la pêche pour avancer et pour réussir ce pari un peu (beaucoup !) fou merci encore à tous, bonnes fêtes et à très bientôt sur nos lignes.
L’équipage

Filouterie du 24 décembre au matin

51 mn parcourus ces 24 dernières heures
Compte tenu de la pétole de cette fin de lundi et de ce début de mardi, on peut considérer que le résultat n’est pas si mauvais que ça, vu qu’il a été réalisé essentiellement à la force des bras ! Le vent nous faisant défaut depuis 18-20 h hier soir ….
Et c’est toujours encore le cas à 1330 cette veille de Noël !
Sinon l’équip’Âge va bien, le moral est bon, 8/10 !
Bien sûr, quelques culs douloureux mais à force de les tartiner de crèmes et de pommades, ça guérit petit à petit.
Même chose pour les dos, épaules, coudes, etc.
La nourriture est diversement appréciée, pour ma part je la trouve très bonne : équilibrée, et savoureuse ; seul bémol, certains sachets lyophilisés sont un peu trop salés et il nous manque des fruits frais.
Sur le bateau, nous avons trouvé, me semble-t-il, notre rythme de croisière : on sait où se trouve les choses, même de nuit ! et on commence à faire les activités de bases : manger, faire ses besoins, se laver, ranger, avec un certain automatisme.

Sur un plan plus personnel j’ai envie de vous faire partager mes nuits avec la Grande Ourse.
Je l’ai déjà écrit, tout est non seulement plus difficile de nuit mais aussi plus intense : mes premières nuits passées sous les étoiles ont été l’occasion de réfléchir, d’analyser mon coup d’aviron – et d’essayer de l’améliorer et de  l’adapter aux conditions particulières de l’océan – de penser aussi à vous toutes et tous qui nous soutenez ! Tout cela en chantonnant bien souvent pour me maintenir éveillé !
Ces 2 dernières nuits ont été pour moi nettement plus difficiles : la fatigue est là – à cause du manque de sommeil (je m’endors très vite mais c’est parfois seulement 1 h parce qu’entre temps il faut aussi, s’habiller et se déshabiller, manger, ranger, préparer un truc à gauche à droite, faire le rapport pour vous ;-), etc. Bref, il faut plus que mon binôme qui rame devant moi me lance de temps en temps un : « Filou, tu dors!? » et que je réponde par un « oui » penaud !

Voilà ! Je termine au nom de tout l’Abord’Âge en vous souhaitant un Noel doux et paisible ; que ce jour soit pour vous l’occasion de développer – voire de re-découvrir – des valeurs telles que le partage, la simplicité, l’amour et l’amitié, la compassion, ….
Bien à vous
Filou

 

Lundi 23 décembre – J13 – Bernard

En avant en ce jour 13. C’est le mot d’ordre dorénavant pour tenter de contourner par le sud une bulle anticyclonique qui s’est créée et va nous couper la route.
Environ 120 Nm vers le sud et qui se situe à environ 80Nm de notre position vers l’ouest. Nous plongeons donc un peu plus vers le sud pour au moins 2 jours.
Viendrons ensuite 3 jours de « molle » c’est-à-dire peu de vent où il faudra ne rien lâcher et tenir 70 Nm jour pour espérer n’être pas bloqués par cette langue anticyclonique. Et alors un boulevard nous attendra pour débouler sur la Martinique. Ces 5 prochains jours sont déterminants pour la durée du final.
ON NE LACHE RIEN.
Les furieux de la Talisker ont lancé leur premier bateau « Fortitude » à l’attaque des petits Frenchies. Bien que leur position soit en arrière de la notre ils sont mieux positionnés pour passer vite l’anticyclone.
On verra bien.
Ils sont Anglais, ont 30 ans, les bras tatoués et doivent ramer à 3 pour réaliser la remontée de cette nuit.
Nous prenons acte et aviserons après .
On rame, on rame on rame !
Hier donc 67 Nm de franchis, au total 917 depuis notre départ…et plus que 1765 pour le Robert.

Le soleil et la chaleur sont là et les peaux foncent.
Les crèmes de toutes sortes sont badigeonnées sur nos corps d’athlètes jusque dans nos fondements profonds.
Nous tenons le choc.

Dimanche 22 décembre – J12.

Tout va bien à bord on continue à avancer correctement entre hier midi et aujourd’hui midi nous avons fait un 75 nautique.
La nuit a été plutôt agitée avec le vent qui est monté progressivement et qui a levé une mère chaotique. À un moment en pleine nuit une vague nous a gentiment traversés de part en part.
J’étais en train de ramer complètement équipé, il se trouve que la Maline a réussi à rentrer en force par le col de mon Siri. Elle est ressortie par les pieds de mon bas de Siri. Évidemment, sans oublier de visiter tous les endroits à peu près sec qu’il me restait. Bref avec un peu de génie sans bouillir à l’entrée, et compte-tenu du shaker dans lequel on est, ça faisait parfaitement nettoyage – rinçage, pour le séchage il ne faut pas rêver, le modèle n’est pas encore au point. Compte-tenu de l’état de la mer, nous avons dû arrêter de ramer et faire le gros dos le temps que ça passe. Ce matin les conditions restent rudes mais maniables et nous venons de recommencer à ramer.

Pour le reste ça fonctionne à peu près. Nous venons de faire une séance de bricolage pour changer les roulements des coulisses qui commençaient à se faire la malle. Clairement le matériel est plutôt sollicité dans ces conditions.
Pas de faune, si ce n’est les traditionnels poissons volants qui tombent sur le pont et que nous nous efforçons de remettre à l’eau. Nous avons eu ce matin la visite d’un paille-en-queue, ce que j’ai trouvé étonnant aussi loin des côtes on en voit plutôt quand on a passé la moitié et que ça sent bon les Antilles. En tout cas c’est très beau à voir voler. Ils sont toujours curieux, et nous tournent autour en se demandant ce qu’il y aurait bien à manger sur cette petite embarcation avec ces types bizarres qui s’agitent sur des rames en carbone.

Ça va être l’heure du déjeuner, avec les traditionnels lyophilisée, dont on se lasse déjà. Mais  il est essentiel de mettre du charbon dans la machine si l’on veut continuer à ce rythme là.
Bon dimanche.

Samedi 21 décembre – J11

Voici les messages glanés. Certains de Bernard, sont en train de tourner en rond dans la toile, il a cru que gmail serait plus efficace que le satellite…erreur fatale!!

On n’est pas tous égaux face aux éléments. C’est un peu dur pour Yaka 🙃 qui doit récupérer du début difficile dû au mal de mer tenace. Surtout ne vous inquiétez pas l’équipage l’a bien pris en charge et fais en sorte qu’il reprenne du poil de la bête. Il est surveillé de près avec attention »!

« La photo de ce matin, démarrage après le petit déjeuner et avant d’attaquer une grosse session de rame »

et comme vous pouvez le suivre sur la carte, ils avancent bien! Près de 1500km parcourus depuis le départ, bonne moyenne

Jeudi 19 décembre – J9 de POne

Philou étant occupé à des bricolages, je prends la main sur le compte rendu.
Donc tout va bien, pour preuve on commence à discuter repas préféré. Nous en sommes pour l’instant sur un petit Carpaccio de coquilles Saint-Jacques accompagné de mangue et d’un petit Chablis, ensuite parce que c’est l’hiver un gibier au vin par exemple, accompagné d’un Bourgogne style Gevray chambertin. Évidemment nous avions prévu en apéritif un petit sauternes de derrière les fagots.
Tout ça pour dire que le moral est bon et que les chakras sont ouverts. Nous avons réalisé 633 nautique depuis le départ. La nuit prochaine nous devrions passer le premier quart du trajet. Hier journée sans soleil, aujourd’hui beau soleil après une nuit très noire et quelques légères pluies. Le moral de l’équipage est donc au beau fixe, même si parfois les temps de Rame sont un peu long. Nous mettons du cœur à l’ouvrage en réalisant des performances correctes compte tenu  du vent et de l’état de la mer.
À part un oiseau de temps en temps et deux gros poissons style thons qui ont sauté ce matin pas de faune particulière. L’autre jour quand nous avons passé l’après-midi avec les dauphins il y a malheureusement eu une petite tache sur ce moment d’exception. En effet un des dauphins qui nous suivait avait un sac plastique accroché à sa nageoire dorsale. Visiblement il ne pouvait pas s’en séparer. C’est triste de voir ça et de voir comment l’humain s’acharne à détruire son bien commun. Nous retrouver ici nous montre combien la nature est fragile et tellement belle.
Bises à tous et merci pour vos soutiens.

et voici la seconde cabine royale du Jasmine!

Le journal l’Équipe parle d’eux

https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Aventure/Actualites/Defi-a-l-abord-age-la-traversee-de-l-atlantique-a-la-rame-par-quatre-seniors/1089044

Mercredi 18 décembre – J8

Tout va bien à bord en ce mercredi 18 décembre. La nuit a été longue comme toujours et très sombre jusqu’à 1h du matin, heure du lever de lune. Il y a pas mal de nuages et quelques pluies faibles, mais nous sommes étanches et nous passons au travers ☔️☔️).

Les dernières 24 heures nous avons fait 68 milles nautiques, en tout depuis le début 571, et il en reste 2149.Dans 100 milles nautiques nous aurons fait le premier quart de la traversée.Les conditions météo sont favorables même si un vent un peu plus fort nous aiderait à avancer. Certains jours pour réussir à atteindre 60 voir 70 nautiques, il faut ramer en permanence le jour et la nuit. C’est assez exigeant physiquement et il nous faut gérer l’effort pour tenir jusqu’au bout.

Pour les huit jours à venir, la météo semble identique. Après il semble y avoir un petit changement de régime devant mais qui devrait être passager. Tout ça est bien sûr à vérifier dans le temps avec notre routeur Maurice Uguen qui veille sur nous et planche sur ses ordinateurs depuis sa maison de l’AberWrach.


L’équipage s’alimente maintenant normalement, je dis s’alimente, car c’est difficile de trouver du plaisir dans des lyophilisées qui se ressemblent tous plus ou moins !
L’ambiance à bord est bonne et chacun met du sien pour que le bateau avance dans les meilleures conditions possibles.


La cabine avant avec un dormeur. demain, c’est le teasing, ce sera la cabine arrière !
À demain »

Mardi 17 décembre J7

Déjà une semaine depuis le départ! Ils avancent tranquillement mais surement. Aujourd’hui, une petite frayeur avec le désalanisateur, qui permet d’avoir l’eau douce pour la boisson mais Filou, le Mac Gyver de l’équipe a eu raison de la défaillance. Ils prennent leur place, s’amarinent, apprécient les nuits étoilées : ramer de nuit sans rien voir est impressionnant.

Ils vont avoir de la visite: une course, la Talisker est partie le 14 décembre des Canaries. Les deux photos du tracking, prises au même moment montrent qu’ils risquent bien de faire un bout de chemin ensemble!

Dimanche 15 décembre J5

Une précision qui a son importance: 64 miles parcourus les dernières 24h soit 427 depuis le départ, il en reste 2287 !
 

Tout a bien commencé dimanche « Beau temps, mer calme mais avec courant contraire donc on avance peu. C’était un peu métro boulot dodo pardon rame rame rame et aussi un peu repas,  surtout le matin (gâteau, saucisson, pain, miel, lyophilisés..on garde la dinde pour Noël) et encore beaucoup moins : douche (on économise l’eau douce donc c’est une douche par rameur et par jour) »

Mais l’après-midi… »début d’incendie électrique ….  Tout est à peu près réglé : l’ AIS semble fonctionner, le GPS aussi avec son antenne bricolé, par contre plus aucun compteur à l’extérieur. On va le faire à l’ancienne avec le compas classique ! Pas de problème donc. »

La photo montre ce qui a brûlé. C’est cette sorte de multi prise Nema qui a pris feu. Donc il a fallu la retirer et essayer de brancher le matériel différemment avec un câble en moins car le dit câble a complètement brûlé.

Samedi 14 décembre J4

Voici la photo du jour. Arrêt repas au troquet du coin. Bœuf Stroganoff lyophilisé, saucisson, quinoa, boulghour et les dernières bananes! Pour le frais il ne reste qu’une mangue. Ce soir soupe! Quand on recommence à manger correctement, c’est bon signe.

 

Vendredi 13 décembre bis : filouterie no 1 du vendredi 13 décembre 2019, 3eme jour de mer

L’équip’âge m’a désigné volontaire pour vous résumer notre 3ème jour de traversée.
Je le fais avec plaisir d’autant plus que nous sommes un vendredi 13 et que cela va sans doute nous porter chance.
Hier après midi nous étions dans un vent assez soutenu et donc dans une mer bien formée que je n’avais jamais eu l’occasion d’expérimenter, surtout pas à 50 cm au dessus de son niveau.
C’était impressionnant de ramer dans un tel environnement avec des masses d’eau véritablement imposantes qui nous rattrapaient par l’arrière et nous dépassaient, parfois en déferlant à notre hauteur.
(je fais une parenthèse « live » pour vous dire que nous venons de voir maintenant, vers 1600,  notre premier requin (?) assez petit, il faisait peut être 80 cm entre l’aileron dorsal et la queue. C’est tout ce que nous avons vu ! Il a nagé quelques instants autour de Jasmine et nous l’avons perdu de vue). Bref, nous avons ramé tout l’après-midi et une bonne partie de la nuit, avant de rentrer les 2 paires d’aviron pour cause de trop gros temps. Nous nous sommes alors contentés de discuter sur le pont pendant que, dans mon cas, Bernard et Yaka dormaient. Avec POne, nous avons échangé en particulier nos souvenirs de motards des années 80 à .. nos jours !
Ce matin petit déjeuner avec boisson chaude (chocolat, café ou thé vert en fonction des goûts et de ce qu’il y avait dans le sachet. Avec une ou 2 tranches de quatre-quarts et des fruits frais : oranges, avocats – à manger avant qu’ils soient trop mûrs ! et bananes. + un bout de choc, pour les addics.
Sur le plan physique, nous ne sommes malheureusement pas tous égaux : Philippe – Yaka est encore au corps à corps avec un mal de mer tenace. Sinon les autres soignent leur/s petit/s bobo/s, mal au c., muscles douloureux, ampoules aux mains ou / et ;( aux pieds, aigreurs d’estomac, ….
Voilà, je crois vous avoir presque tout dit – j’entends déjà mes 3 compagnons dire que c’est trop long !
L’essentiel encore : 75 Mn parcourus ces 24 dernières heures et « plus que » 2443 miles jusqu’à la Martinique !
Grandes bises à toutes et tous et à tout bientôt.
Philippe, dit Filou

Vendredi 13 décembre, J3

J4, nous avons fait 214 km depuis le départ.
La nuit a été agitée, difficile de ramer. Nous avons fait des pauses. Le bateau avance bien.
Ce matin petit déjeuner costaud avec cake et café et thé. Ça fait du bien car l’équipage a besoin de se remplumer.
Perdu : 1 paire de lunette, 1 écope et 1 bouchon de nos réserves d’eau : bonjour la pollution pour notre défi qui se veut exemplaire ! Il faut dire que nous sommes comme dans un shaker avec la glace pilée en moins ! Ça cogne, ça bouge, ça saute ! Et ça mouille ! un classique du genre, dans ce genre d’aventure.
Pas de blessure pour le moment, on se crème les fesses sur les débuts de bobos pour éviter les escarres. Pour bricoler dans le compartiment du pilote, endroit où on glisse sa tête, on met le casque de rugby, ça évite les trous et le sang qui coule, ce qui fait désordre sur une embarcation classe comme la nôtre! Ca  ne donne pas l’air intelligent mais ça protège. Il paraît que les All Blacks veulent le même! Allez biz à tous. Le moral est bon et le reste suivra.

Jeudi 12 décembre, J2

Les nouvelles envoyées par Philippe le nantais, dit P.one.

3ème jour avec des conditions musclées mais praticables.
Les rameurs sont à fond. Jour et nuit ce qui a donné un très bon score pour les dernières 24 h : 85 milles (137km). Avec Papa Delta notre maximum était de 70 milles.
Ambiance bonne à bord. Tout est pour l’instant difficile,  donc nous mangeons peu, mais buvons comme il faut.
Franchement je suis fier  de l’équipage, pour des « bleus » ils assurent et font le job parfaitement.
Le mal de mer s’estompe pour tous reste Philippe le Bordelais (dit Yaka) qui l’a encore un peu mais recommence à s’alimenter.
Nous aurons les mêmes conditions encore 24 h après ça devrait être un peu plus calme.
Pas d’animaux pour le moment si ce n’est un petit sterne qui nous rend visite de temps en temps.


Mercredi 11 décembre J1

Voici les nouvelles reçues ce jour : Juste quelques mots car ça bouge beaucoup et il faut encore raccrocher les estomacs.
Tout va bien depuis le départ. Les 3 Phils ont un p’tit mal de mer, encore important pour le bordelais, mais ça s’améliore. Bernard, lui, est bioiniqué, il bricole dans la petite cabine (photo avant le départ) et se porte comme un charme.
La mer est plutôt désordonnée et ça bouge pas mal. Il faut écrire tout en faisant des bons dans la cabine arrière. Nous attendons pour les 2 jours qui viennent un vent plus fort mais avec la mer dans le bon sens.
Nous avons fait 50 milles (80 km) les premières 24 h et normalement plus dans les jours à suivre
Le moral est bon et il y’a un beau soleil avec une température praticable.
Le seul hic, un problème avec le 1 er pilote en panne et nous sommes en contact pour voir si on peut en tirer encore quelque chose.

 

Mardi 10 décembre, J0: Ils sont partis à midi pile, bien entourés et encouragés par amis et famille! Un grand moment d’émotions. Et déjà les premières nouvelles:

Après 6 h 00 de rame la distance franchie est vraiment minime.
Les conditions météo ne sont pas très favorables (un vent du sud presque face à nous de 10 a 20 nœuds et une houle de 1 m trois-quarts arrière gauche durant

4 h et depuis houle croisée qui nous balance comme un bouchon. Impossible de tenir debout. Très difficile de ramer avec ce roulis constant. La vitesse s’en ressent.
Lever de lune à l’est coucher de soleil simultané à l’ouest. Ça nous ravit.
La nuit arrive. Le premier repas n’a attiré que 2 des rameurs. Nous verrons pour le dîner.
Demain est un autre jour.

Lundi 9 décembre : Les Papis rameurs sont bien arrivés à Puerto Rico samedi, le Jasmine aussi hier soir. Aujourd’hui, c’est grands rangements avant le départ demain à 11h!

Mercredi 4 décembre : départ du Jasmine de La Rochelle. Le bateau est remorqué par nos deux conducteurs, Zett et Thierry via l’Espagne par la route et ensuite traversée par ferry jusqu’à Puerto Rico sur l’île Grande Canarie